La tentation du bar à vin

On aime tous déguster du bon vin dans des endroits dédiés. La tentation pour cette boisson est plus forte dans certaines villes que dans d’autres. Même les hommes politiques ont, à un moment ou à un autre, affiché leur envie de créer un bar à vin. Par exemple, Alain Juppé a voulu ouvrir son bar à vin à Venise et Gérald Darmanin a pu ouvrir son bar à Sienne. Une occasion pour allier les plaisirs du vin et ceux de la ville de Sienne. En mémoire, nous avons plusieurs déclarations d’hommes politiques qui prévoir de se reconvertir dans le domaine.

Plusieurs personnalités tentées

En 1976, lorsque Jacques Chirac quitte le Matignon, il affirmait que cela en était fini de sa vie politique et qu’il souhaitait voyager et ouvrir une galerie d’art.

On a aussi un certain Nicolas Sarkozy, à ses 28 ans, un responsable politique précoce et surdoué qui se déclarait totalement fan des bars à vins. Il affirmait d’ailleurs qu’il n’allait pas y durer et qu’il allait arrêter avant ses 50 ans.

Il faut dire que la politique est une véritable drogue pour ceux qui s’en sont déjà amourachés. Impossible de s’en défaire. Ce qui justifie sans doute ces déclarations un peu fantasques qui rappellent à quel point il est facile de s’y perdre. Dès lors, la tentation des bars à vin de Venise, Sienne ou d’un bar à vin à Marseille était tout simplement naturelle. Pour la plupart d’entre eux, il s’agissait d’une belle manière de montrer qu’ils n’étaient pas vraiment déconnectés de la vie réelle. À rebours, cela nous rappelle cette phrase épique de Louis de Funès : « mais qu’est-ce que je vais devenir ? Je suis ministre, je ne sais rien faire ».

Les blues du cadre de la Défense

Avec ces différentes affirmations à plusieurs époques différentes, les responsables politiques nous jouent encore les blues du cadre de la Défense. Ce burn-out du tertiaire est sans doute dans l’air du temps et marque le retour aux véritables choses. Dès lors que c’est pour l’œnologie à Vienne ou Sienne ou pour une galerie d’art à New York, il faut dire que tout ceci est bien au regard du simple citoyen. Toutefois, tous ceux qui sont partis sont revenus en fin de compte pour reprendre leurs activités. Autant dire que les seules reconversions réussies l’ont été dans les médias ou dans le monde de la finance.

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