Covid-19 : l’achat de vin en ligne en forte augmentation

Avec les périodes de confinement, les filières viticoles subissent de plein fouet la fermeture des bars et des restaurants. Heureusement pour elles, les particuliers ne renoncent pas à acheter du vin, notamment via l’achat en ligne : ils commandent de plus en plus sur internet.

De nouveaux clients sur le e-commerce

Fabien Ducos-Hader, un Bordelais amateur de vin, a pris l’habitude depuis le premier confinement de commander son vin en ligne. Il reçoit directement chez lui un assortiment de plusieurs bouteilles de qualités, dans un carton, en seulement deux jours. Il n’est aujourd’hui pas le seul Français à être séduit par ce nouveau mode d’achat, qui se révèle bien pratique. En effet, la vente de vin en ligne permet de consommer son grand cru, en toute sécurité.

Depuis la crise du coronavirus, les chiffres d’affaires des marchands de vins en ligne poussent des sommets, la plupart des sites ayant triplé leurs revenus. Nicolas Capeyron, le gérant d’une de ces entreprises, assure que, depuis 2020, son équipe est passée de la préparation d’une petite dizaine de cartons par jour à plusieurs centaines à l’heure actuelle. Un fait qui s’explique, selon lui, par le goût que prennent les consommateurs à commander en ligne. Ces nouveaux clients, arrivés généralement pendant la première vague de confinement, ont découvert un système d’achat pratique qui leur plaisait. Ainsi, même déconfinés, ils y restent fidèles.

Les viticulteurs se tournent vers Internet

Les viticulteurs ont rapidement suivi le mouvement des cavistes en se mettant à la page concernant la vente en ligne. Avec la fermeture de l’œnotourisme, entraînant une perte conséquente sur le chiffre d’affaires, il a fallu trouver des solutions. Maxime Cheneau, viticulteur pour la grande distribution, s’est tourné, comme beaucoup d’autres, vers le e-commerce : au lieu d’une commande tous les deux mois, il en réalise désormais une par semaine. Depuis le confinement, Laurent David, fondateur de Wine Tech (une association qui regroupe des dizaines de start-up liées au secteur viticole) affirme que la part des ventes sur internet est passé de 9 à 30 %. Les foires au vin ont aussi su s’adapter, en proposant des ventes en ligne, plutôt que de tout annuler. Et le pari a été payant, puisqu’elles ont connu, début septembre, un franc succès.

Seul défi pour l’avenir pour les professionnels du vin : savoir développer des technologies permettant un transport sûr de leurs bouteilles. Pour l’instant, les consommateurs peuvent être rassurés, grâce aux garanties que les bouteilles cassées seront remboursées ou remplacées, mais des groupes d’études travaillent déjà à développer des solutions de transports encore plus sécuritaires. Une start-up de l’association a, par exemple, mis au point une caisse en bois où les bouteilles sont protégées par des polymères réalisés en bouchons de liège éclatés. Les viticulteurs et les cavistes ont bien compris que la vente en ligne était non seulement essentielle pour survivre à cette période délicate, mais que ce mode de consommation séduisait aussi de manière pérenne de plus en plus de Français.

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