Choisir un bordeaux

A priori, le choix des Bordeaux, c’est confortable.

vin bordeauFranchement, on peut considérer que le vignoble du Bordelais est bien quadrillé et qu’il est lisible, en tout cas, nettement plus que la Bourgogne et l’Alsace par exemple. Au moins dans le Bordelais, il n’y a qu’un propriétaire par château et aucun de ces climats ou de ces clos qui compliquent tant ailleurs le paysage. Et avec deux cépages dominants pour les blancs et deux pour les rouges, on n’a pas de quoi se perdre…

Donc, pour simplifier, quand on a repéré la dizaine d’appellations régionales majeures et les quelques bons millésimes récents, on se retrouve en terrain de connaissance. Il suffit de repérer les châteaux les plus fiables, dans notre zone de prix, pour prendre ses habitudes…

Vous voulez des conseils… Allez, je me lance ! Mais, je vous ai prévenu, je vous parlerai de mes goûts personnels en bordeaux, qui ne sont bien sûr, et heureusement !, pas nécessairement les vôtres.
Vous le comprendrez vite : en tant que bourguignon d’origine, je me sens plus à l’aise sur la « Rive Droite » que sur la « Rive Gauche ».

Mon vignoble préféré est Pomerol, un vignoble de paysans, de petits propriétaires, avec ces vins à dominante de merlot qui sentent la truffe en vieillissant. Le hic, c’est que je ne peux me les offrir ! Le seul moyen pour moi d’acheter un Pomerol est de guetter les promotions ou de sauter sur les trouvailles du sommelier de ChateauOnline comme Bonalgue et le domaine de l’Eglise.

J’aime la souplesse des Saint-Emilion et surtout de ses satellites ( Montagne et les autres), nettement plus abordables. Je vais même vous faire une confidence : quand j’ai des snobs chez moi à table, je sers un Saint-Emilion Grand Cru. Comme personne ne comprend rien aux classifications, il est si facile de confondre avec un Grand Cru Classé du Médoc qui est carrément dans une autre tranche de prix…
Dans le Médoc, je suis extrèmement confortable avec les Saint-Juliens, qui sont pour moi, la mieux tenue de ces appellations régionales et j’accorde une grande confiance aux Crus Bourgeois de Moulis.
Je ne prends personnellement pas les vins moelleux avec le foie gras ou avec le dessert ( rien ne vaut un bon verre d’eau en fin de repas !) mais je les déguste avec délectation en apéritif. Et franchement, le Sauternes n’est pas le seul. N’oublions pas les Loupiac, Sainte-Croix du Mont et autres merveilles…

le Vignoble Bordelais :

Bordeaux n’est pas un vignoble, mais un univers, on pourrait même dire l’univers fondateur du vin. Le vignoble le plus connu au monde est également l’un des plus étendu : il offre toutes la palette des grands blancs et des immenses rouges.

HISTOIRE ET TERROIR

Bordeaux est fier de célébrer aujourd’hui 2000 ans de millésimes. Le poète romain Ausone a été un des premiers à célébrer ce vin. Au XIIème siècle, le mariage d’Aliénor d’Aquitaine et d’Henri Plantagenêt a rendu populaire le “ claret ” en Angleterre. Le Château Pape Clément a été fondé au XIVème siècle et, comme son nom l’indique, a donné un pape à la chrétienté.

Bordeaux n’est pas un vignoble, mais un univers, on pourrait même dire l’univers fondateur du vin. Le vignoble le plus connu au monde est également l’un des plus étendu : il offre toutes la palette des grands blancs et des immenses rouges.

CEPAGES ET APPELLATIONS

Le Bordelais, c’est “ Rive Droite, Rive Gauche ”. A Bordeaux, deux univers se font face, se complètent sans s’opposer avec des histoires, des cépages et des cultures différentes. N’oublions pas que le premier pont de Bordeaux sur la Garonne date du XVIIIème siècle et qu’auparavant, ces deux régions ne ressentaient pas le besoin de communiquer ensemble d’une rive à l’autre

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